Etude PATH sur le stress oxydatif : double utilisation vapotage/ tabac

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Une étude récente portant sur un échantillon de population très représentatif  de 7130 individus, conclut à la nécessité de l’usage exclusif de la cigarette électronique, sans cohabitation avec le tabac traditionnel.

Mais que nous apprend encore l’étude PATH, nous l’avons décrypté pour vous…

Si les anti-e-cigarettes essayent de donner un spin négatif sur son utilisation face à la cigarette classique, voici une étude très récente qui donne de bonnes pistes de compréhension quant à  l’importance de stopper complètement le tabac et d’utiliser exclusivement  la cigarette électronique.

En effet, selon PATH, la double utilisation du vapotage/cigarette peut engendrer un stress inflammatoire et oxydatif similaire à l’utilisation exclusive de cigarettes traditionnelles.

 

L’étude PATH, des données représentatives au niveau national

 

L’étude PATH (Population Assessment of Tobacco and Health) pour les USA a inclus 7 130 participants qui ont été classés comme non-utilisateurs de cigarettes traditionnelles ou électroniques, utilisateurs exclusifs de cigarettes électroniques, utilisateurs exclusifs de cigarettes ou doubles utilisateurs de cigarettes traditionnelles et électroniques.

Elle avait pour but d’examiner l’association des comportements de consommation de cigarettes et de cigarettes électroniques avec les biomarqueurs de l’inflammation et du stress oxydatif”, en utilisant les données représentatives au niveau national. Cette étude a voulu identifier l’association entre l’utilisation de la cigarette électronique et les biomarqueurs sensibles des lésions cardiovasculaires subcliniques  afin de comprendre les effets à long terme des produits liés et de la cigarette électronique.

Résultats et conclusion de l’étude :

 

  • Les chercheurs ont observé que les utilisateurs exclusifs de cigarettes électroniques avaient un stress inflammatoire et oxydatif similaire à celui des non-utilisateurs :

 

IL n’y a donc pas de différence entre les non- fumeurs et les usagers de l’e-cigarette pour ce qui est des marqueurs d’inflammation contrairement aux fumeurs.

 

  • Les participants du groupe de tabagisme exclusif et du groupe à double usage présentaient des niveaux plus élevés de tous les biomarqueurs du stress inflammatoire et oxydatif que les non-utilisateurs

 

  • Par rapport aux fumeurs de tabac exclusifs, ceux qui utilisaient exclusivement des cigarettes électroniques avaient des niveaux significativement plus faibles de presque tous les biomarqueurs de stress inflammatoire et oxydatif, à l’exception de la hsCRP (GMR = 0,91; IC à 95%, 0,79-1,07)

 

A ce sujet, Andrew C. Stokes, PhD , professeur adjoint de santé mondiale à la Boston University School of Public Health de Boston confirme dans un communiqué de presse :

“Certaines personnes qui fument des cigarettes utilisent la cigarette électronique pour réduire la fréquence à laquelle elles fument des cigarettes. Ils deviennent souvent deux utilisateurs des deux produits plutôt que de passer entièrement de l’un à l’autre. Si les cigarettes électroniques sont utilisées comme moyen d’arrêter de fumer, la cigarette devrait être complètement remplacée et un plan visant à se libérer de tous les produits du tabac devrait être conseillé. »

Rose Marie Robertson, MD, FAHA , sous-chef scientifique et médecin de l’American Heart Association et codirectrice du NIH de l’AHA / Le Tobacco Center of Regulatory Science, financé par la FDA, rajoute :

“Cette étude s’ajoute au nombre limité de recherches que nous avons sur les mesures biologiques chez les utilisateurs de cigarettes électroniques”

Elle conclue :

« Je crois que cela est un message important pour les personnes qui peuvent croire que l’utilisation de cigarettes électroniques tout en continuant à fumer des cigarettes combustibles réduit leur risque. Ce modèle couramment observé de double usage n’était pas associé à des niveaux plus faibles de marqueurs inflammatoires, et n’est donc pas susceptible d’offrir une réduction du risque dans ce domaine spécifique.”

Le tabac, un problème de santé publique et internationale

 Réduire les méfaits du tabac, une approche globale

Le tabagisme a un caractère d’endémie qui dénombre plus de sept millions de décès chaque année parmi les 1,1 milliard de fumeurs dans le monde ( OMS). Pour lutter contre cette épidémie, selon son rapport de 2019, elle mise en particulier sur le sevrage tabagique.

Une tactique irréaliste et les chiffres le confirment bien. Les taux de réussite sur le long terme sont extrêmement bas soit d’environ 10 % ce qui répond à des taux de rechute élevés. Par conséquent, il existe un besoin pressant de faire appel à des solutions alternatives et plus efficaces pour réduire ou prévenir les préjudices chez ceux qui n’ont pas réussi leur détox tabagique.

Objectif : Viser la réduction les méfaits du tabac

 

On peut se poser la question : Pourquoi les anciens fumeurs rechutent-ils, même après des années de sevrage et d’autres fumeurs ont-ils choisi de ne pas arrêter ? La réponse se trouve dans la nicotine qui offre certains avantages définis dans plusieurs études : la nicotine a des effets positifs sur les processus cognitifs par l’amélioration de la concentration, la coordination motrice, la mémoire. Les utilisateurs de nicotine donc les fumeurs profitent aussi d’effets d’automédication pour soulager leurs maux comme le stress, la dépression et certaines maladies mentales.

Dans la réduction des méfaits du tabac sur la santé humaine, une approche globale de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé vise la prévention ou la réduction des dommages causés par les toxines de la combustion tabagique pour les fumeurs.

Cette option se concentre sur le remplacement du tabac par des produits à faible risque : soit remplacer des produits du tabac combustibles par des produits sans combustion qui fournissent de la nicotine dosée. Ceci permet avec un profil de toxicité et de risque plus faible de réduire les méfaits du tabac et ainsi favoriser l’arrêt du tabagisme.

Trois classes de produits sans combustion :

cigarette electronique arret du tabac
la cigarette électronique : produit sans combustion

Pour plus de détails sur le potentiel de réduction des méfaits offert par ses produits de substitution telle que la cigarette électronique, nous vous invitons à lire une revue systématique fournissant des preuves sur la réduction des méfaits du tabac est disponible dans les National Academies of Sciences, Engineering and Medicine des États-Unis (2018).

Source articles :

https://www.healio.com/news/cardiology/20201113/cardiologists-have-growing-concerns-about-cv-harm-from-marijuana-vaping

https://www.emerald.com/insight/content/doi/10.1108/DAT-02-2020-0007/full/html

 

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