Guide reconstructible : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

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Temps de lecture : 6 minutes

Ce guide en plusieurs étapes s’adresse aux vapoteurs de tous niveaux. Seule condition : s’intéresser au principe de l’atomiseur reconstructible. Vous y trouverez tous les points essentiels à connaître pour utiliser ces atomiseurs de façon générale. Ainsi que des conseils spécifiques pour les principaux types de modèle existants.

SI vous n’avez aucune notion dans l’art de façonner ses résistances ecigarette, vous êtes au bon endroit. De même, les initiés peuvent trouver sur cette page une compilation d’informations pratiques pour se rafraîchir la mémoire et affiner leur technique.

Si ce n’est pas déjà fait, nous vous invitons à lire le préambule à ce guide. Celui-ci détaille les différents types d’atomiseurs reconstructibles.

Atomiseur reconstructible comment ça marche ?

Il faut déjà savoir qu’en pratique le principe est exactement le même que celui des clearomiseurs traditionnels. Une bobine chauffe électriquement une mèche imbibée d’e-liquide. La différence fondamentale est que les réservoirs reconstructibles ne prévoient pas la réception de résistances de remplacement mais sont, au contraire, conçus pour que l’utilisateur y installe lui-même le couple bobine/mèche préalablement construit par ses soins.

Par anglicisme, le monde de la vape aime appeler cette étape cruciale le build.

 


Pourquoi le reconstructible ?

Ce guide se veut plus pédagogique qu’argumentatif. Le reconstructible est une expérience de vape très riche pour certains mais ce n’est pas certainement pas une case obligatoire pour tous. C’est pourquoi nous allons passer très rapidement sur les avantages et les inconvénients de la pratique.

Avantages :

  • Plus économique : vous travaillez directement avec les matières premières.
  • Une vape sur mesure : vous construisez la résistance en fonction de vos propres préférences.
  • Pas de limites de compatibilité : vous adaptez le montage pour exploiter le plein potentiel de votre batterie et de vos e-liquides.
  • Interopérabilité optimale : un seul modèle de fil peut s’utiliser sur tous vos réservoirs reconstructibles.
  • Longévité des modèles : le matériel de base restera toujours disponible.

Inconvénients :

  • Demande du temps : Avec l’habitude vous réaliserez vos montages en quelques minutes, néanmoins rien n’est plus rapide que changer simplement la résistance d’un clearomiseur ordinaire.
  • Possibilité de rater son montage (Même si ce tutoriel est là pour s’assurer que ce ne sera pas le cas).
  • Nécessité « d’apprivoiser » l’atomiseur avant d’en profiter complètement.

 


Matériel requis pour faire du reconstructible

En plus de votre atomiseur reconstructible, il vous faut certains outils et consommables. Cette liste énumère le matériel indispensable pour vous en sortir.

Pensez à toujours consulter le descriptif de vos atomiseurs reconstructibles. Il arrive très souvent que certains éléments (notamment les tournevis) soient fournis.

 

Il vous faut au minimum

  • Une pince coupante. Ou n’importe quel outil permettant de couper avec précision des fils rigides (à défaut de mieux, un coupe-ongle peut même faire l’affaire).
  • Une paire de ciseaux fins et coupants. Il faut parfois découper la fibre en suivant des angles peu accessibles et l’opération est souvent trop délicate pour des ciseaux d’écolier.
  • Un tournevis adapté à votre atomiseur. Ces derniers sont presque systématiquement fournis.
  • Un matériau capillaire (fibre ou coton). On déconseille vivement les disques démaquillants. Mieux vaut privilégier les matériaux conçus pour la vape afin d’éviter les matières traitées chimiquement.
  • Du fil résistif. Ce dernier est disponible en plusieurs conditionnements :
    • Déjà monté, c’est-à-dire que la bobine est déjà pré-formée.
    • En rouleau, solution préférée des puristes souhaitant décider eux-mêmes des dimensions de la bobine ou faire des montages trop exotiques pour se satisfaire des fils pré-formés.
  • Si vous décidez de travailler avec du fil en rouleau, il vous faudra également un gabarit pour lui donner la forme voulue.

 

Les autres accessoires pouvant vous simplifier la vie

  • Un ohm-mètre si votre mod ou votre batterie ne dispose pas de cette fonction. ( Indispensable si vous utilisez un mod mécanique )
  • Le nécessaire pour nettoyer en profondeur vos atomiseurs : brosse à coil et nettoyeur à ultrasons. Les reconstructibles se gardent en effet bien plus longtemps qu’un clearomiseur traditionnel.

 


Technique générale de montage

Tous les atomiseurs reconstructibles sont différents. Néanmoins, le principe général de montage est toujours le même. Nous allons donc parler ici de la partie centrale de ces atomiseurs que l’on appelle le plateau.

Un atomiseur reconstructible a nécessairement un plateau. Sinon il s’agit simplement d’un clearomiseur classique. Notez que certains clearomiseurs vaporette permettent d’installer un plateau à la place d’une résistance, mais ces derniers, n’étant pas spécifiquement conçus pour potentialiser les montages, ont souvent un rendu assez décevant par rapport à un « véritable » atomiseur 100% reconstructible. Néanmoins, ils peuvent être utile pour faire ses premiers pas. Et ce dans la mesure où ils permettent de remettre en fonction instantanément le clearomiseur. Tout en y installant une résistance toute faite si le montage est raté.

Chaque plateau a ses spécificités mais tous fonctionnent de la même manière. Voici donc une liste pas à pas pour comprendre le fonctionnement de votre atomiseur :

 

Identifier les pôles

Les pôles sont destinés à maintenir le fil résistif une fois que ce dernier a été formé. On les rencontre généralement sous la forme de deux colonnes rectangulaires percées avec des vis (plateau Velocity).  Ils peuvent parfois être extrêmement simplistes (deux simples vis). Ou, inversement , très sophistiqués (une colonne centrale et un nombre de vis variable sur les cotés).

La première chose à faire consiste à distinguer le pôle positif du pôle négatif. La ou les résistances doivent relier le pôle positif au pôle négatif pour que le courant y circule et que l’atomiseur fonctionne. Si le plateau est sophistiqué, on peut parfois avoir plusieurs pôles négatifs. Dans ce cas il ne se passe rien si on relie par erreur deux négatifs.

Laissez la souris sur l’image pour voir les détails des pôles

Pour les identifier, c’est heureusement très simple. Le positif est toujours monté sur un isolant en plastique facilement visible. Le ou les négatifs sont toujours en contact direct avec le métal du plateau (qui fait donc lui-même office de négatif).

Schématiquement, on voit ici en rouge le positif, en bleu le négatif et en vert l’isolant.

Une fois que vous identifiez qui est le pôle plus et qui est le pôle moins, vous avez déjà fait la moitié du travail préliminaire. On sait  déjà comment installer le fil résistif formé.

 

Repérer le flux d’e-liquide.

Il faut maintenant déterminer comment positionner la fibre ou le coton. Cela revient à se poser la question : d’où à où l’e-liquide va-t-il circuler  ?

Cette fois, c’est encore plus intuitif. On peut en effet déjà déduire un axe en fonction de l’alignement des pôles. Puisque le matériau capillaire va passer à l’intérieur de la résistance formée, le coton va donc dépasser de part et d’autre de la résistance en suivant le même axe.

Une fois les pôles identifiés, on sait comment installer la résistance (orange). On peut en déduire l’axe (violet) du matériau capillaire.

Maintenant qu’on sait d’où part notre fibre et dans quelle direction elle va, il ne reste plus qu’à déterminer jusqu’où elle doit s’étendre. C’est encore une fois relativement simple. Si votre atomiseur est équipé d’un tank ( réserve de liquide ), le plateau doit être percé pour le faire communiquer avec le tank. Le matériau capillaire va donc dépasser par ce trou pour tremper dans l’e-liquide. Attention à ne pas confondre l’arrivée de liquide avec les arrivées d’air communiquant directement avec l’extérieur. Vous verrez qu’il s’agit là d’une étape vraiment intuitive.

S’il n’y a pas de trous, il y aura des rigoles (petits canaux sur les cotés du plateau) qu’il faut longer avec la fibre/coton.

S’il n’y a ni trou, ni rigoles, alors c’est que vous êtes en possession d’un dripper et vous confondez probablement le tank avec la cuve. (Renfoncement au fond du plateau pour accueillir une petite quantité d’e-liquide). Il suffit donc de laisser tremper le coton au fond de cette cuve.

Si vous laissez la souris sur cette image, vous verrez la procédure en détail sur un Hurricane Junior. On a deux pôles simples suggérant un montage simple avec une résistance au milieu. Une fois remonté, la cloche de la chambre de vaporisation laisse apparaître deux trous de chaque côté. C’est par ces trous qu’il faut faire dépasser légèrement le coton.

 

 

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